Cinq journalistes coupés du monde : l’heure du bilan
Facebook, Twitter… avec une côte de popularité et une fréquentation qui ne cesse d’augmenter, ces réseaux sociaux qui font souvent l’actualité voient aussi circuler des masses d’informations. Si la quantité est bien présente, leur qualité est-elle au rendez-vous ? C’est la question à laquelle cinq journalistes ont tenté de répondre.
Isolés pendant cinq jours dans une ferme du Périgord où télévision, journaux, radio et téléphone sont prohibés, cinq journalistes se sont coupés du monde sans autre source d’information que les deux plus célèbres réseaux sociaux : Facebook et Twitter. Cumulant respectivement 400 et 75 millions de membres, cette expérience devait permettre de déterminer la fiabilité de l’information qui y circule.
Quatre mois de prison avec sursis pour un pirate
Un jeune homme a été surpris en train d’enregistrer un film dans un cinéma Pathé, à Caen. Il vient d’être condamné à quatre mois de prison avec sursis et à un euro symbolique de dommages et intérêts.
Une simple caméra de poing. C’est ce qu’il suffit pour capturer un film dans une salle obscure, et ainsi le diffuser sur Internet. En général, le camcording est utilisé pour toutes les avant-premières de films très attendus. Ce dispositif rudimentaire, à l’origine de copies de mauvaise qualité, est interdit par la loi. Et pour s’y être risqué, un jeune homme de 22 ans vient d’écoper mercredi 3 février 2010 de quatre mois de prison avec sursis, a révélé le quotidien Ouest-France.
Google : 1337 dollars pour dénicher les failles de Chrome 5.0
Alors que la version 4.0 de son navigateur vient juste d’être disponible, Google s’est déjà lancé dans le développement de Chrome 5.0. Pour la première fois, le géant de l’Internet propose des récompenses à quiconque trouvera et colmatera une faille du logiciel, une tâche jusqu’alors réservée aux spécialistes en sécurité informatique.
Google a décidé de mettre tous les moyens en œuvre pour faire de Chrome le navigateur le plus sûr possible. Sur les traces de Mozilla, qui proposait 500 dollars pour chaque bug ou brèche corrigés, le premier moteur de recherche au monde a monté les enchères. Google offre ainsi 500 à 1337 dollars à chaque technophile qui saura identifier une faille de Chromium, le projet open-source du navigateur Chrome et du système d’exploitation Chrome OS.
L’iPad, dernier gadget d’Apple
Attendu sous le nom d’iSlate, ce sera finalement l’Ipad. La tablette électronique d’Apple a été dévoilée mercredi 27 janvier à San Francisco par Steve Jobs en personne. Et si le co-fondateur d’Apple l’a présentée comme « vraiment magique et révolutionnaire », l’ardoise tactile a été plutôt mal accueilli par la critique.
Avec un design épuré propre à la firme à la pomme, l’iPad, doté d’un écran 9,7 pouces, ressemble à un iPhone géant, entre un netbook et une liseuse électronique. Equipé d’un affichage LED d’une résolution de 1024 x 768 pixels, la tablette électronique d’Apple a été annoncée comme une révolution dans le monde de l’informatique. Tout d’abord, sa mémoire peut aller de 16 à 64 Go sur disque Flash SSD. L’iPad dispose également d’une interface de communication Bluetooth 2.1, du Wifi et de la 3G (en option). Le gadget, facilement transportable, pèse moins de 750 grammes et sa batterie assure, aux dires d’Apple, une autonomie de 10 heures.
Deux adolescents devant la justice pour des SMS pornographiques
À tout juste 13 ans, deux élèves d’un établissement scolaire de l’Indiana, aux États-Unis, sont accusés de s’être envoyé avec leur portable des photos de leurs parties intimes. Le procureur a en effet justifié ces poursuites judiciaires par le fait que ces images pourraient se retrouver sur le net.
C’est une pratique qui s’est développé en quelques années. Le sexting (abrévation de sex messaging) consiste à s’envoyer des photos assez osées via mobile. Loin d’être une pratique exclusivement réservée aux adultes en mal d’affection, de plus en plus d’adolescents se livrent à l’envoi de ces sextos. De ce phénomène à la pédopornographie, il n’y aurait qu’un pas, a jugé un procureur de l’Indiana.
Tim Burton, président du Jury du Festival, un rêve devenu réalité
Les jeux sont faits ! Tim Burton succèdera à Isabelle Huppert à la tête du jury du 63e Festival International du Film de Cannes. Le réalisateur d’Edward aux mains d’argent, de Beetlejuice ou encore d’Ed Wood a immédiatement accepté la proposition. « Un choix surprenant et pourtant évident » a commenté Thierry Frémaux, délégué général du Festival. En effet, le président du jury est celui qui donnera l’ambiance générale dans laquelle se déroulera le Festival.
La nomination du président du jury est toujours un choix délicat. Gilles Jacob, le président du Festival et Thierry Frémaux, délégué général, ont choisi Tim Burton parmi une longue liste de noms et se félicitent de leur décision. « C’est un artiste touche-à-tout, fantasque et brillant, un homme attachant qui connait bien l’Histoire du cinéma. » Burton s’est déclaré « très impatient » et bien décidé à vivre les douze jours que dure le festival comme un « rêve devenu réalité ».
Grim Dawn, le nouveau hack’n’slash des créateurs de Titan Quest
Crate Entertainment, un studio composé d’anciens développeurs d’Iron Lore, a annoncé le développement d’un nouveau Diablo-like sur PC, Grim Dawn. Ce jeu de rôle et d’action se présente comme la suite spirituelle de Titan Quest, et ne sera a priori disponible qu’en téléchargement.
Grim Dawn se déroulera dans le monde de Cairn, alors ravagé par la guerre. Un univers sombre, où la destruction d’une civilisation autrefois florissante a amené l’espèce humaine au bord de l’extinction. Cairn est ainsi devenu le terrain de jeu de deux puissances d’un autre monde, qui se livrent une guerre incessante et sans merci. L’une aspire à utiliser le corps humain comme ressource ou comme source d’énergie, l’autre veut simplement annihiler l’Homme avant que son ennemi parvienne à ses fins.
Conflit numérique entre la Chine et les États-Unis
Après les menaces de Google de quitter la Chine à la suite des attaques dont il a été victime le 12 janvier dernier, Baidu, le moteur de recherche chinois, a porté plainte pour piratage devant le tribunal new-yorkais.
La semaine dernière, les États-Unis demandaient des explications au gouvernement chinois concernant les attaques répétées dont Google a fait l’objet dans le pays. La porte-parole du ministère des Affaires Étrangères avait répliqué que « la loi chinoise interdit toute forme de cyber-attaque et [que] la Chine gère l’Internet selon la loi ». Depuis, un véritable bras de fer s’est engagé entre Google, qui a désactivé son système de censure, et Pékin, qui soutient que les entreprises étrangères doivent respecter la législation du pays.
Et une contrefaçon de plus pour le compte de l’UMP !
Le parti politique de la majorité présidentielle est une nouvelle fois accusé de piratage. Il s’agit du logo de Gaylib Aquitaine, l’antenne régionale du mouvement gay, lesbien, bisexuel et transsexuel de l’UMP, qui reprendrait le logo de la région Aquitaine. Ce nouveau méfait, dernier en date d’une longue liste, remet en cause les velléités de l’Hadopi quant à la protection des droits d’auteur.

La reprise du logo de la région Aquitaine par Gaylib est flagrante. Et même si l'usage de cette version illicite est restreinte, c'est une bévue de plus pour l'UMP.
Cela devient une fâcheuse habitude : l’UMP est encore attaquée pour plagiat. Cette fois-ci, c’est le logotype de la région Aquitaine qui a été repris par Gaylib Aquitaine. La section locale du mouvement LGBT de l’UMP a utilisé ce logo piraté sur sa page Facebook. Julien Diez, le responsable de Gaylib Aquitaine, affirme au quotidien Sud-Ouest avoir tenté – sans succès – de « contacter la personne qui a conçu le logo ». Il estime en outre que « sur Facebook, l’usage reste somme toute limité ». Le groupe ne totalise en effet guère plus de 250 membres. Les Jeunes Socialistes d’Aquitaine, à l’origine de la dénonciation de cette contrefaçon, mentionnent une « usurpation doublement illégale » : le logo est à la fois protégé par des droits d’auteur, mais également par des droits de marque. Néanmoins, il est vrai que ce plagiat constitue une information a priori anecdotique.
Cet emprunt du logo de la région Aquitaine par le parti politique serait passé inaperçu si l’UMP n’accumulait pas les erreurs ces derniers mois. Ce n’est pas la première fois que le parti politique de la majorité présidentielle fait fi des droits d’auteur. Des écarts que le grand public comme les opposants de la majorité pourraient pardonner, si l’UMP ne s’était pas livrée à une bataille contre le piratage et pour le respect des droits d’auteur. Une bataille qu’elle n’est pas prête de gagner, surtout dans ses propres rangs. Dernier buzz en date, l’Hadopi, censée lutter contre le téléchargement illégal et défendre les droits d’auteur sur le net, a elle-même déposé à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) un logo comportant une police de caractère à usage exclusif de France Télécom. Car c’est bien depuis la loi Création et Internet et sa Haute Autorité que les internautes sont intransigeants. Sans relâche, ils traquent les moindres entorses de l’UMP au Code de la Propriété Intellectuelle.

Plus d'une heure d'émission mise en ligne en toute impunité sur le blog de Frédéric Lefebvre. Un discrédit pour l'UMP et pour l'Hadopi.
Et elles sont nombreuses. Luc Chatel, le ministre de l’Éducation, avait été pris en flagrant délit de copier/coller d’un article de Wikibéral. L’affaire, révélée le 10 janvier par le blog L is for Lexington, n’est pas sans conséquence, puisque le texte sera publié au Journal Officiel. Le ʺlipdubʺ de l’UMP, où les jeunes adhérents au parti politique du président chantonnaient aux côtés de différentes personnalités politiques de l’UMP telles que Rama Yade, Rachida Dati ou encore Frédéric Lefebvre, n’a pas été épargné. La chanson utilisée dans le clip, une reprise de ʺTous ceux qui veulent changer le mondeʺ par Marie-Mai, est régie par des droits d’auteur. Or la jeune interprète de cette version remixée n’a pas donné son consentement pour que l’UMP puisse l’utiliser librement. En réalité, son autorisation n’a jamais été sollicitée. Mais la vidéo a quand même été visionnée plus d’un demi-million de fois sur le net.
L’UMP avait déjà fait le même coup il y a quelques mois, où le parti politique avait utilisé – sans accord ni rémunération – la chanson ʺKidsʺ du groupe MGMT lors de certains meetings. Le parti politique avait alors choisi de verser 30 000 euros à une association caritative en guise de dédommagement. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP et fervent défenseur du droit d’auteur, n’est pas étranger à cette polémique. Il avait publié sur son site Internet un article à propos du clip des jeunes du parti. Cet article, repris et modifié, provient du site Slate. La rédaction du site n’avait pas été prévenue, et tous les liens vers la source avaient été supprimés. La rédaction s’était d’ailleurs étonnée que Frédéric Lefebvre, qui « a défendu avec une telle vigueur la loi Création et Internet, méconnaisse les règles les plus évidentes qui régissent le droit d’auteur ». En effet, la loi interdit la reproduction et la modification d’un contenu sans l’autorisation de son auteur. Seul un court extrait est toléré, en vertu du droit de citation, et il est d’usage d’afficher un lien vers l’article original.
Le porte-parole de l’UMP n’en est pas à ses débuts de pirate. Il avait déjà diffusé intégralement l’émission ʺCe Soir ou jamaisʺ sur le thème du contrôle de l’Internet, à laquelle il avait participé, par le biais de son compte Daily Motion. Rien de très grave en soit, les membres de l’UMP ne sont ni les premiers ni les derniers à commettre ces petites erreurs. Seulement, avec la mise en place de l’Hadopi et les premiers mails d’avertissement qui devraient tomber dès avril, les internautes ont formé insidieusement un comité de vigilance. Et ils exigent du parti de la majorité présidentielle d’être aussi irréprochable que la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet risque d’être intransigeante.
Akyryn
Apple dévoilera sa dernière création le 27 janvier
La firme à la pomme a confirmé qu’un évènement presse se déroulera le 27 janvier à 10 heures, à San Francisco. Depuis, les paris sont lancés et les rumeurs vont bon train. Tablette tactile iSlate ou iPhone 4G, quel sera le nouveau gadget technologique d’Apple ?
Les invitations envoyées à la presse sont aussi mystérieuses que colorées. Une seule chose est sûre, Apple tiendra une conférence au Yerba Buena Center for the Arts Theater de San Francisco mercredi 27 janvier à 10 heures (19 heures en France). Par contre, rien n’évoque la « dernière création » d’Apple. Première possibilité, la tablette tactile iSlate. Le numéro deux d’Orange, Stéphane Richard, avait confirmé ce bijou technologique au micro d’Europe 1 le 11 janvier. L’iSlate devrait bénéficier d’un écran d’environ 10 pouces, d’un environnement similaire à ce qu’on connait sur l’iPhone, et même d’une webcam. La tablette tactile serait commercialisée aux alentours de 1 000 dollars.
D’autres pistes ne sont pas à écarter. Le web parle également de l’iPhone 4G, en réponse au Nexus One de Google. La firme de Steve Jobs pourrait également annoncer du nouveau du côté des Mac – un nouveau MacBook Pro ou un iMac tactile. C’est évidemment la tablette tactile haut de gamme qui est au centre des conjectures. Il n’est pas impossible non plus qu’Apple brouille volontairement les pistes, et lancera un nouveau produit. Cette hypothèse n’est quand même pas la plus probable, aucune information n’ayant filtré sur un projet secret d’Apple. Il reste une semaine tout juste aux aficionados de la marque à la pomme pour établir leur pronostic avant la conférence de San Francisco.
Akyryn










