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Dungeon Party : une mise à jour bien remplie

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C’est un cadeau de Noël avant l’heure que nous offre Cyanide. Jeudi 29 octobre, les développeurs français ont livré une nouvelle mise à jour de Dungeon Party, la plus complète depuis la sortie du jeu en mai dernier. Trois nouveaux personnages, un nouvel environnement et plus d’une dizaine de donjons ont fait leur apparition. Et même avec un nouveau mode de jeu et plusieurs variantes, Dungeon Party garde son concept d’origine : du fun, de l’action, et une rapide addiction.

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L'ingénieur : une nouvelle classe d'anti-héros tout aussi désopilante que les autres.

Après le barde, c’est donc au tour de la cavalière, de l’amazone et de l’ingénieur de rejoindre le magicien, le voleur et le bourreau. Le principe reste inchangé : une joyeuse équipe de bras cassés devra donc arpenter des donjons pour charmer et capturer un trésor, et le ramener dans leur camp. Un nouvel environnement, Las Vegas et ses casinos, vient s’ajouter au château de Dracula, à la pyramide égyptienne et à la caverne des pirates. En tout, pas moins de dix cartes débarquent dans cette nouvelle mise à jour – v1.0.1.0. pour les intimes – ce qui double le nombre de donjons.

Un nouveau mode de jeu, ʺcapture de trésorsʺ, est d’ores et déjà disponible, que quatre variantes de jeu – aussi délirantes que le jeu lui-même – viennent compléter. Mais la principale amélioration réside dans l’éditeur de donjons. Ainsi, chaque joueur, s’il désire y consacrer un peu de temps, pourra créer ses propres cartes et les faire partager à la communauté. Une très bonne initiative de la part de Cyanide, qui enrichit son jeu multijoueur d’un nouvel intérêt. De plus, Dungeon party conserve son modèle économique : de la gratuité pour jouer, et juste quelques pépettes à dépenser si l’on désire customiser son avatar.

Akyryn

4e licence 3G : Free (Iliad), dernier candidat en lice

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Après Bolloré, Kertel ou encore Orascom, c’est au tour de Numéricable et de Virgin Mobile de jeter l’éponge dans la course à la quatrième licence de téléphonie mobile. Les deux opérateurs ont renoncé à déposer conjointement un dossier jeudi 22 octobre, soit à une semaine de la date limite du 29 octobre fixée par l’Arcep, les gendarmes des télécommunications.

Comme raison à leur désistement, les dirigeants de Numéricable et de Virgin Mobile ont invoqué de « nombreuses incertitudes » liées au déploiement d’un nouveau réseau 3G. Le titulaire de la quatrième licence devra en effet couvrir 25% de la population en métropole dans les deux ans, et 80% dans les huit ans. Pierre Danon, PDG de Numéricable, avait pourtant assuré que la société et ses partenaires possédaient tous les moyens financiers nécessaires, et qu’ils avaient déjà réunis « à peu près 300 à 400 millions d’euros ». Un apport insuffisant : les dernières estimations du déploiement du réseau font état d’un montant pouvant atteindre un milliard d’euros. Auquel s’ajoute le prix de la licence 3G, à savoir 240 millions d’euros. C’est cet investissement faramineux qui est la cause de la réticence de Virgin Mobile et Numéricable.

« C’est un raisonnement économique », concède Pierre Danon. Ce prix exorbitant s’explique par des difficultés techniques et juridiques. Le 15 octobre, un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), dans le cadre du Grenelle des ondes, a conclu qu’il n’y avait aucune preuve convaincante d’un effet sanitaire à court ou à long terme dû à l’exposition aux radiofréquences. Or, il y a une « inquiétude grandissante de la société française », a estimé le PDG de Numéricable. Un autre facteur s’ajoute à la méfiance des riverains et des élus : le manque de place à côté des réseaux existants. « Ces faits tangibles ne seront pas sans conséquence sur le délai et le coût du déploiement du réseau » ont indiqué les deux partenaires. Ainsi, en fonction de la facilité d’implantation, obtenir la pose d’une antenne-relais peut coûter entre 5 000 et 70 000 euros et peut durer jusqu’à trois ans. Au total, c’est 12 000 antennes qui devront être posées, alors que le marché semble quasi-saturé.

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4e licence 3G : une coalition « tout sauf Free » ? (Photo : PCinpact.com)

Le découragement des deux opérateurs ne peut que profiter à Free. À deux jours de la date limite du dépôt de dossier, la maison mère de Free, Iliad, apparait comme le seul candidat potentiel – et crédible – à l’attribution de la quatrième licence 3G. Le fournisseur d’accès Internet espère ainsi convertir ses nombreux clients ADSL à la téléphonie mobile. Mais être seul en lice ne garantira pas à Free l’attribution de cette licence. En 2007, le dossier de Free, alors unique candidat, s’était vu rejeté. Motif : « jugé non conforme aux critères de qualification ». Free a d’ailleurs promis de réduire drastiquement le coût des abonnements s’il entrait sur ce marché. Ce qui ne plaît guère aux opérateurs actuels : le 21 octobre, Bouygues Telecom a déposé deux recours auprès du Conseil d’État pour faire annuler l’appel d’offre, et Vivendi (SFR) a confirmé avoir fait de même en début du mois.

Ces actions de la part des concurrents donnent du crédit à Xavier Niel, PDG d’Iliad, qui dénonçait il y a quelques semaines une coalition « tout sauf Free ». Le président Nicolas Sarkozy avait même contribué à la polémique, se disant « réservé » quant à une quatrième licence 3G. Et d’ajouter que « le prix le plus bas n’était pas forcément le meilleur ». Un lobby des opérateurs donc, peu désireux de voir un nouvel arrivant sur leur terrain de jeu. Même si les conditions d’attribution sont contestées par les acteurs du secteur, Xavier Niel n’en démords pas. « Obtenir la quatrième licence 3G est notre priorité », a-t-il déclaré fin août. Free sera bientôt fixé : l’Arcep devrait rendre sa décision début 2010, voire avant Noël s’il n’y a qu’un seul candidat. Et sauf coup de théâtre, c’est ce cas de figure qui semble se profiler.

Akyryn

Machinarium, la nouvelle perle du jeu indépendant

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Depuis quelques années, l’industrie du jeu vidéo se lance dans une course effrénée au chiffre d’affaires. Les budgets explosent (près de 100 millions de dollars pour GTA IV) et les licences deviennent de plus en plus rentables grâce à une pléthore de suites. Les jeux s’ouvrent au grand public pour engranger d’autant plus d’argent dans les caisses. Paradoxalement, de petits studios indépendants sont de plus en plus nombreux à se lancer dans l’aventure. Du développement à l’édition, ils démontrent qu’il est encore possible de réaliser un jeu de qualité à moindres coûts. Les récents succès de World of Goo ou de Braid en témoignent. Dernier en date, Machinarium, un jeu d’aventure tout droit sorti de l’antre d’Amanita Design. Et déjà encensé par la presse comme un véritable bijou vidéo-ludique.

Bonjour, voici... heu... un petit être robotique désireux de retrouve son chez-lui.

Bonjour, voici... heu... un petit être robotique désireux de retrouve son chez-lui.

L’histoire commence avec un robot, éjecté de sa ville et séparé de sa promise. Ce petit autochtone automate va devoir se frayer un chemin à travers un monde entièrement mécanique. Dans ce ʺpoint and clickʺ, pas l’ombre d’un dialogue. Tout n’est que rouages, antennes, boutons et tuyaux. Et notre protagoniste de tôle – bien plus sobre que Bender et bien moins téméraire que R2-D2, mais tout aussi attachant – évolue d’une scène à l’autre en résolvant des énigmes. Rien d’original : des objets à ramasser, à combiner, et à utiliser à l’endroit et au moment opportun. Certains casse-têtes sont poussifs, mais tous restent d’une logique absolue : on est bien loin des puzzles loufoques de Runaway. Ce petit droïde communique donc avec les autres robots au moyen de bulles de bandes-dessinées. Elles donnent des indications primordiales à la progression : elles désignent un objet à trouver ou une action à réaliser. Mais parfois, ces bulles se remplissent de flash-back. Une manière d’en apprendre un peu plus sur la vie du personnage et de s’immiscer dans un univers beaucoup plus humain qu’il n’y paraît.

Les décors se scindent souvent en vignettes. Un style poétique et très emprunté de la BD.

Les décors se scindent souvent en vignettes. Un style poétique et très emprunté de la BD.

Plus que de faire cogiter le joueur, le propre de Machinarium est de l’enchanter. C’est une véritable incitation au voyage. Chaque décor du jeu émerveille : les dessins fourmillent de détails, et l’arrière-plan souvent griffonné ne fait que rajouter davantage de poésie à l’ambiance déjà envoûtante. Cerise sur le gâteau, le jeu mérite d’être parcouru rien que pour la bande originale. Des sonorités souvent indéfinissables, mais toujours oniriques. Douces ou saturées, elles rythment le parcours de notre petit robot. Un parcours semé d’embuches, mais qu’il est toujours possible de dénouer grâce à un double système d’aide. Première étape, une bulle qui donne idée du déroulement de la situation. Si vraiment le joueur bloque toujours, il est possible d’avoir la solution complète de la scène – après avoir passé un mini-jeu d’arcade relativement fastidieux. Mais rien que la planche d’esquisse décrivant la marche à suivre pour résoudre l’énigme en vaut la chandelle.

Un exemple des "dialogues" du personnage. Simpliste, mais redoutablement efficace.

Un exemple des "dialogues" du personnage. Simpliste, mais redoutablement efficace.

On pourrait reprocher au jeu sa faible durée de vie. L’aventure – bien qu’intense – peut durer moins de cinq heures pour un joueur aguerri. D’autant plus que le jeu, réalisé intégralement en Flash, ne permet pas de déplacements rapides. Mais les quelques défauts de Machinarium sont vite gommés par son ambiance insaisissable et sa réalisation irréprochable, surtout au vu des moyens dont bénéficient les petits gars d’Amanita Design. Pour obtenir ce chef-d’œuvre, il vous faudra vous délester d’une quinzaine d’euros. Le jeu, disponible sur le site des développeurs, est d’ailleurs téléchargeable avec l’intégralité des musiques. Au final, Machinarium reflète la créativité de ses développeurs : c’est un jeu bourré de talent et d’instants émouvants pour une expérience magique.

Akyryn

Des exemplaires de Windows 7 s’écoulent déjà à Paris

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Alors que le nouveau système d’exploitation de Microsoft fait son apparition officielle demain, des magasins d’informatique parisiens n’hésitent pas à proposer à leurs clients des licences valides du logiciel.

12e arrondissement, rue Montgallet. Sur une vingtaine de commerces visités, la moitié a accepté de vendre un exemplaire de Windows 7 à Guerric Poncet, journaliste du site Lepoint.fr. Aussitôt rentré, ce dernier teste une version Familiale Premium, achetée pour 129 euros. La clé d’activation est valide, le système correctement authentifié par les serveurs de Microsoft. Tout a l’air conforme à l’original : l’emballage, le certificat de sécurité, les hologrammes. Le doute d’une copie frauduleuse s’éloigne peu à peu. Le journaliste révèle alors les pratiques de ces commerçants dans une vidéo [1].

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Une version - en apparence - authentique avant sa sortie officielle : la fièvre Windows 7 a déjà touché les revendeurs parisiens.

Une nouvelle qui contrarie la firme de Redmond. Arnaud Lambert, chef de produit chez Microsoft France, est catégorique : « personne ne doit vendre Windows 7 avant jeudi [22 octobre] ». Une règle qu’ont dû omettre les quelques boutiques ayant distribué le système d’exploitation depuis lundi. Et même s’il s’agit a priori d’une version OEM, c’est-à-dire destinée à être livrée et installée sur un ordinateur neuf, le chef de produit de Windows 7 met en garde ces magasins, qui « courent un risque considérable : ils vont perdre leur licence et s’exposent à des poursuites ».

Il ne reste donc plus que quelques heures avant de pouvoir acquérir – officiellement et légalement – une version de Windows 7, avec ou sans machine. Microsoft a tout fait pour que son nouveau système d’exploitation ne reproduise pas les erreurs de son ainé, Windows Vista. Et le système semble d’ailleurs bénéficier d’un accueil plus que favorable, que ce soit de la part du grand public comme des professionnels de l’informatique et des nouvelles technologies.

Akyryn

[1] : Lepoint.fr

Une édition Game of the Year pour Fallout 3

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Enfin ! clament tous les mordus de ce jeu de rôle post-apocalyptique. Vendredi 16 octobre sortait l’édition Jeu de l’Année du hit de Bethesda. Une version qui comprend le jeu de base ainsi que ces cinq extensions.

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Des mutants, de l'humour noir et du Nuka-Cola.

Les développeurs l’avaient annoncé : Mothership Zeta serait la dernière extension de Fallout 3. Depuis la sortie en octobre 2008 du jeu original, les petits gars de Bethesda n’ont pourtant pas chômé. Le studio a développé quatre autres extensions : Operation : Anchorage, The Pitt, Broken Steel et Point Lookout. Seul bémol, il fallait débourser près d’une dizaine d’euros pour un seul de ces contenus téléchargeables. Depuis vendredi, ils sont donc réunis sous boîte avec le jeu de base, pour une somme de 60 euros sur X360 et PS3 et de 50 euros sur PC. À essayer si vous n’avez pas encore eu l’occasion d’errer dans un Washington D.C. ravagé par un conflit nucléaire.

Akyryn

Rédigé par L'informageek

19 octobre 2009 à 23:26

Le procès de The Pirate Bay entaché par une affaire de conflit d’intérêts

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Nouveau rebond dans le très médiatisé procès qui oppose The Pirate Bay aux lobbys de l’industrie culturelle. Une radio suédoise a révélé que le juge qui a condamné les quatre accusés était membre de deux organisations de défense des droits d’auteurs, au même titre que les avocats de la partie civile.

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Téléchargement illégal : manque d'objectivité de la justice ? (Photo : Clubic.com)

Après dix-huit mois d’enquête et deux mois de procès, le tribunal avait rendu ses conclusions le 17 avril. Frederik Neij, Gottfrid Svartholm et Peter Sunde, les fondateurs du site, ainsi que l’homme d’affaire Carl Lundström, sont jugés coupables. Ils écopent chacun d’un an de prison ferme et doivent verser une amende globale de 2,74 millions d’euros pour incitation et aide au piratage. Or, le 23 avril, la radio locale suédoise Sveriges Radio a révélé que le juge Tomas Norström était membre de l’Association suédoise pour la propriété intellectuelle (SFIR), mais également de l’Association suédoise du droit d’auteur (SFU).

Le juge connaissait donc bien les avocats de certains ayant droits qui représentaient l’industrie culturelle lors du procès. Les quatre membres du site The Pirate Bay ont fait appel, et espèrent que cette nouvelle va changer la situation : « le conflit d’intérêts, quelle que soit sa nature, est un problème pour le pouvoir judiciaire ». Le juge Norström n’a pas démenti ces informations, mais a garanti son impartialité lors du procès : « Je ne me considère pas influencé par ces affiliations ». Cet évènement pourrait rendre la décision du tribunal comme invalide. C’est à la cour d’appel de décider si le procès devra être refait.

Akyryn

Rédigé par L'informageek

26 avril 2009 à 23:54

Hadopi : où en est-on ?

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Contre toute attente, le projet de loi Création et Internet a été rejeté à l’Assemblée nationale jeudi 9 avril. S’en est suivi une vague d’euphorie sur la toile. Forums, blogs ou sites spécialisés : difficile de trouver un internaute qui ne se réjouit pas de cette victoire. Le gouvernement ne compte pourtant pas reculer devant cet échec.

« Un naufrage législatif » ou encore « la formidable victoire pour les citoyens » : c’est un exemple du florilège d’expressions qui fleurissent sur le net depuis une semaine. Or, les internautes sont toujours menacés. Rejeté par la commission paritaire à 21 voix contre 15, alors que les députés UMP étaient en minorité, le texte doit être représenté le 29 avril. La ministre de la Culture et de la Communication avait même mis sa démission en jeu si le projet de loi n’était pas représenté. Le message est clair : le gouvernement ne fléchira pas. « C’est une affaire personnelle » pour Christine Albanel, qui « souhaite le développement d’Internet comme vecteur culturel ».

Le 9 avril, le projet de loi Hadopi a été rejété à 21 voix contre 15.

Le 9 avril, le projet de loi Hadopi a été rejété à 21 voix contre 15.

Le gouvernement rencontre de plus à plus de détracteurs. Outre les internautes, la presse spécialisée. La pétition anti-Hadopi du magazine SVM a rassemblé plus de 50 mille signatures à ce jour. Le principal opposant au projet de loi reste le Parlement européen. Le 26 mars, il a adopté un rapport mentionnant que la coupure de l’accès au net, sanction ultime de la loi Création et Internet, « ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées. » L’eurodéputé à l’origine de ce rapport précise que « garantir l’accès de tous les citoyens à Internet équivaut à garantir l’accès de tous les citoyens à l’éducation ».

La loi sera donc représentée le 29 avril, en vers et contre tous. Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, a même proposé de sanctionner l’absentéisme parlementaire. C’est ce qui a fait défaut à la majorité lors du vote du projet de loi le 9 avril. Même s’il redouble d’efforts, le gouvernement sait qu’il y a peu de chances que le même coup de théâtre se reproduise. Les internautes les plus angoissés pourront suivre le déroulement de la commission paritaire. Sait-on jamais, le Parlement n’est jamais à l’abri d’une nouvelle surprise.

Akyryn

Rédigé par L'informageek

17 avril 2009 à 01:11

NoMajorMusik : un OVNI au Midem

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NoMajorMusik est un site qui s’annonce comme une petite révolution dans le milieu de la musique. En plus de permettre aux jeunes artistes de partager leurs compositions, cette plate-forme développe un système permettant aux internautes et aux musiciens de travailler main dans la main.

NoMajorMusik est une plate-forme communautaire où les internautes peuvent librement partager leur musique. Jusque là, rien de révolutionnaire. Ce genre de site a déjà fait ses preuves avec RadioBlogClub, qui était en quelques sortes le précurseur. Aujourd’hui, RadioBlogClub a été remplacé par Jiwa et Deezer, qui à eux deux regroupent près de 5 millions de titres. Avec NoMajorMusik, ce sont les artistes qui mettent en ligne leurs propres compositions. Le site s’adresse aux groupes qui n’ont pas de maison de disques ou qui n’ont pas réussi à s’auto-produire. Ces artistes peuvent ainsi diffuser leur maquette sur le site. La philosophie de NoMajorMusik est de permettre aux jeunes artistes de s’affranchir un peu des difficultés habituelles pour se faire éditer. Cette plate-forme communautaire se présente comme une alternative sérieuse pour les jeunes groupes ou les artistes qui galèrent depuis des années à signer un contrat avec une maison de disque.

NoMajorMusik, une voie royale pour les jeunes artistes ?

NoMajorMusik, une voie royale pour les jeunes artistes ?

En fermant le site aux artistes connus et aux habitués de la scène musicale, NoMajorMusik peut manquer de moyens. Il n’en est rien : le site a développé un concept relativement simple, mais novateur sur le paysage de la diffusion musicale numérique. Le succès de NoMajorMusik repose sur deux acteurs principaux. D’une part, les musiciens : ils peuvent créer leur page sur le site, à l’image de MySpace, avec quelques titres, une biographie et des photos. NoMajorMusik met en œuvre de nombreux moyens pour que les artistes les plus actifs et motivés se fassent connaitre. Un artiste a ainsi une jauge de 3000€ à remplir. C’est là que les internautes interviennent. Ces derniers peuvent miser de petits sommes sur leurs artistes favoris. Une fois qu’un musicien atteint le seuil des 3000€, il passe au stade de production. Ce qui signifie que tous les internautes qui ont parié sur l’artiste deviendront co-producteurs. L’artiste et les producteurs toucheront équitablement les recettes des ventes, à savoir 40% chacun. NoMayorMusik touche pour sa part 20% des ventes.

Une fois l’album en vente, NoMajorMusik s’engage à produire l’artiste jusqu’au bout : c’est-à-dire son enregistrement dans un studio professionnel, puis mise en vente sur le NoMajorMusik Store ainsi que sur les sites de plus de 1500 partenaires, dont l’iTunes Store ou le Virgin Mega Store. NoMajorMusik a mis en place des alliances avec de nombreux festivals et radios nationales. Le site se charge de faire un maximum de publicité autour du groupe. Ce dernier jouera dans de nombreuses salles et sera diffusé sur les ondes. La promotion des artistes passe aussi par des interviews, des reportages, ou encore des clips. Pour finir, l’artiste a une chance de figurer dans une compilation des meilleurs titres du site, qui sortira en CD par le circuit classique. NoMajorMusic, après un an d’existence, sera présenté mardi 20 janvier au Midem. Pour les créateurs du site, c’est une façon de sortir du clivage habituel, où on entend en boucle les mêmes artistes et où les majors régissent tout. Reste à voir si ce système est viable sur du long terme, car sur plus de 3000 titres pour l’instant, seulement une dizaine ont déjà franchi le stade de production.

Akyryn

Rédigé par L'informageek

20 janvier 2009 à 10:23

Musique : le téléchargement légal comme illégal en hausse

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Alors que Cannes inaugure le Midem (Marché International du Disque et de l’Edition Musicale) sur fond de crise économique, la Fédération Internationale de l’Industrie du Disque (IFPI) publie des chiffres pour le moins inquiétants.

40 milliards de téléchargements illégaux, soit 1,4 milliards de téléchargements uniques. Une hausse de 24% en un an, selon une étude de Jupiter Research sur 16 pays. 95% des téléchargements de musique sont illégaux, dénonce l’IFPI, alors que seulement 16% des internautes européens se livreraient à l’échange de musique sur les réseaux P2P. Ces résultats jouent en faveur du projet de loi français Création et Internet, visant à endiguer le téléchargement illégal. Pour sa part, l’IFPI prône une action conjointe des pouvoirs publics et des FAI (Fournisseur d’Accès à l’Internet). La fédération juge que le piratage reste le principal frein au développement.

Sans DRM, les sites de téléchargement légal signeraient-ils la mort du P2P ?

Sans DRM, les sites de téléchargement légal signeraient-ils la mort du P2P ?

Ces chiffres sont à mettre en corrélation avec la hausse des ventes numériques de musique. Ces dernières ont progressé d’environ 25% en 2008, pour atteindre 3,7 milliards de dollars. Ce qui représente près de 20% des ventes totales de musique dans le monde. Selon le Syndicat National des Editeurs Phonographiques (SNEP), les ventes ont augmenté de près de 49% cette année. Malgré ces hausses conséquentes, le principal enjeu du téléchargement légal resterait les DRM, ces protections numériques, qui empêchent de copier un fichier plus de quelques fois.

Ce système, déjà éprouvé par les majors de la musique, serait responsable d’une partie du téléchargement illicite. En effet, bon nombre d’internautes choisiraient de télécharger un fichier gratuitement et illégalement, plutôt que de payer pour un fichier musical bridé. L’industrie de la musique, en pleine réforme, peut faire le choix lors de cette 43ème édition du Midem, d’abolir ce système afin de freiner le piratage. Un choix qui sera difficile à faire, car il influencera le système économique musical pour les années à venir.

Akyryn

Rédigé par L'informageek

19 janvier 2009 à 14:55

Hadopi : les méandres de la législation

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DADVSI, Hadopi… Derrière ces acronymes peu accrocheurs se cachent les ­derniers projets de lois français qui visent à endiguer le téléchargement ­illégal. Quitte à empiéter sur l’intimité et la liberté des internautes. À un mois de son vote à l’Assemblée nationale, le projet de loi Création et Internet doit faire face à de plus en plus de détracteurs.

Promulguer une loi contre les échanges de fichiers illicites sur le net. C’est le défi du projet de loi Création et Internet, ou anciennement nommé Hadopi (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet). Il ne s’agit pas de réguler le trafic sur le web, de développer des alternatives qui s’adapteraient aux comportements sociologiques des internautes, le tout dans le but de marginaliser le piratage. Non, la nouvelle législation en matière d’Internet et de téléchargement illégal est bête et méchante. Point de prévention, de messages de sensibilisation ou d’études de solutions. Les articles constitutifs de la loi Création et Internet mettent en place de la répression, à la suite d’avertissements préalables.

Riposte graduée ou attaque pernicieuse ?

Alors que le projet de loi Création et Internet doit être voté à l’Assemblée nationale début 2009, la Commission européenne se montre très critique. Le système de « riposte graduée » est particulièrement décrié. Contre le piratage, le texte prévoit d’envoyer aux internautes un peu trop partageurs un premier e-mail d’avertissement, suivi d’un second. En cas de récidive, c’est au tour d’un courrier d’être expédié en recommandé. Si des transferts de fichiers illégaux continuent d’être observés, l’article de loi prévoit une ultime sanction : la coupure de l’accès à Internet pour une durée allant de six mois à un an. Période durant laquelle le forfait auprès du FAI (Fournisseur d’Accès à Internet) continuera d’être payé.

La Commission européenne craint que cela ne puisse « porter atteinte à la capacité d’accéder à des services essentiels ». C’est-à-dire au courrier électronique, aux services des banques en ligne et aux services administratifs publics (déclaration d’impôt, demande de documents, changement d’adresse), mais également à l’information. Dans une lettre rendue publique par le site de La Tribune le 27 novembre, la Commission demande plusieurs modifications et explications au gouvernement français sur des points de la loi qui ne sont pas conformes à la législation européenne. La riposte graduée ne respecterait pas la directive « Service Universel » votée en 2002, qui garantit un accès minimum à Internet à tous les citoyens européens. La Commission juge ainsi que comme « l’utilisation actuelle d’Internet dépasse largement l’accès aux contenus », la coupure de la connexion Internet serait disproportionnée.

Une loi contraire à la législation ­européenne

Lors de son adoption du texte Création et Internet en première lecture le 30 octobre, le Sénat avait mis en avant l’idée de remplacer la coupure de l’accès Internet par une amende. La Commission européenne, dans la missive adressée au ministère de la culture, prônait quant à elle une restriction de la bande passante (brider la connexion de l’utilisateur en bas-débit, l’empêchant par conséquent de télécharger des fichiers volumineux). Ces deux demandes ont été formellement rejetées par Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication. Pour apaiser les protestations, le gouvernement a intégré certaines des modifications proposées par la Commission européenne dans le projet de loi. Il s’agit néanmoins de changements mineurs, peu sujets à polémique. Le gouvernement ne veut rien céder au niveau de la riposte graduée. Ce dernier juge que les observations sont « très modérées, il n’y a que des questions et quelques réserves ». Un euphémisme. Christine Albanel a justement estimé les pressions des associations. La ministre de la culture a fait le choix de ne pas répondre aux allégations avant le vote définitif. En attendant, le projet de loi Création et Internet irrite.

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Le projet de loi Création et Internet fait face à de nombreux obstacles. (Photo : Clubic)

Sans doute un des obstacles les plus conséquents sur la route du texte de loi : le Parlement européen. Ce dernier s’est prononcé contre la mise en place de cette loi, toujours à l’état de projet. Il a adopté le 21 octobre un amendement qui prévoit « qu’aucune restriction aux droits et libertés des internautes ne peut être imposée sans décision judiciaire préalable ». C’est la coupure à l’Internet, décision prise contre l’internaute sans passer par la « case tribunal », qui est ouvertement visée par cet amendement 138. En toute logique, ce vote à majorité écrasante d’une autorité européenne aurait du refroidir les ardeurs de la nouvelle Haute Autorité (Hadopi) imaginée par le gouvernement de François Fillon. Il n’en est rien.

Un rapport de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) remet en cause la constitutionnalité de la loi. L’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes) s’est associée à la CNIL, émettant des avis critiques vis-à-vis du texte. « Le projet de loi a été examiné par le Conseil d’État. Il n’y a aucun problème avec le droit français », assure un proche de Christine Albanel, qui ne croit pas à un retoquage par le Conseil constitutionnel. Le ministère vante même le soutien de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique), de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatique), ainsi que d’une cinquantaine de grands artistes une trentaine de cinéastes français.

La presse s’en va-t-en guerre

« La loi anti-piratage déjà sérieusement minée », titrait Le Monde du 16 novembre. Si le gouvernement français se bat corps et âme pour faire voter son projet de loi, envers et contre la législation européenne, un grondement retentit de plus en plus fort parmi les acteurs de l’Internet et la presse spécialisée. La dernière pétition en date, et aussi la plus symbolique, est celle initiée par le magazine d’informatique et de nouvelles technologies SVM. Ce dernier a réuni près de 36 000 signatures, soit plus de 250 pages imprimées et directement envoyées à tous les groupes du Sénat, ainsi qu’à leur président. Cette action louable n’a pas empêché le vote de la loi dès la première lecture. Le magazine s’engage donc à renouveler sa contestation lors du passage devant l’Assemblée nationale. Les publications Download Mag et P2P Magazine, quant à eux, vont plus loin qu’une simple pétition. Une lettre type à télécharger, à remplir et à signer est disponible sur le site de Download Mag. Ainsi qu’une liste de destinataires potentiels : Sénateurs et Députés français et Députés européens.

La presse spécialisée s'insurge contre la loi Hadopi.

La presse spécialisée s'insurge contre la loi Hadopi.

Si ce courrier reste écrit de manière diplomatique, il n’en est pas moins virulent et criant de vérité : « Cette loi particulièrement intrusive ne respecte en aucun cas les libertés des internautes. Les désaccords au sein même du gouvernement ainsi que dans la majorité, au Sénat et à l’Assemblée démontrent la nécessité de débattre plus longuement sur ce projet de loi, l’application de cette mesure absurde étant l’objet d’un acharnement incompréhensible. (…) Je souhaite vivement que vous utilisiez tous les moyens à votre disposition pour défendre la liberté des utilisateurs ainsi que leur vie privée, en attendant l’abrogation de cette loi bâclée, injuste et ridicule. Si un tel texte devait être validé, je saurai en tirer les conséquences lors des prochaines échéances électorales. » Devant ces initiatives individuelles, le gouvernement a décidé de continuer à faire la sourde oreille.

Prémices de la loi Création et Internet

Si la presse et les associations de consommateurs dénoncent vivement le texte Création et Internet, les contestations étaient inaudibles au premier août 2006, lors du vote de la loi DADVSI (Droits Voisins et Droits d’Auteur dans la Société de l’Information). Cette dernière avait ouvert la voie au projet de loi Hadopi. Le texte rajoutait un chapitre dans le code de la Propriété Intellectuelle – qui, depuis 1992, fait encore de référence en matière de droits d’auteurs. Fièrement intitulé « Prévention du téléchargement illicite », cet article donnait le droit à un tribunal de contraindre le fournisseur d’un logiciel de peer to peer de cesser toute activité illégale. La loi incitait également les Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) d’envoyer à leurs clients des messages de sensibilisation contre le piratage.

Malgré le manque de protestation, cette loi fut un double échec et signa son propre déclin. Tout d’abord, les logiciels de peer to peer servent juste de structure à des échanges. Et si 90% du trafic sur ces logiciels provient en effet du partage de fichiers non conformes aux droits d’auteurs, les éditeurs de ces logiciels n’hébergent à proprement parler aucun fichiers. Ils ne sont en aucun cas hors la loi. Seuls les internautes qui mettaient en ligne des fichiers et ceux qui les récupèrent pouvaient faire l’objet de sanction – en l’occurrence, des peines pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison et 300 000 euros d’amende. Mais là où le bât blesse, c’est au niveau de la législation internationale. La plupart des logiciels de Peer to Peer sont placés sous la loi des États-Unis, ce qui les rend inattaquables par un tribunal français. Or, le Tribunal de Grande Instance de Paris a récemment autorisé la SPPF (Société des Producteurs de Phonogrammes Français) à poursuivre quatre éditeurs : Vuze, Morpheus, Shareaza et LimeWire. Cette décision risque de donner un élan supplémentaire à la loi Hadopi. Si des associations françaises peuvent abolir les frontières pour attaquer des grands éditeurs américains, le texte de loi risque de faire fi des décisions du Parlement européen.

Hadopi, la solution contre le piratage ?

Le système de riposte graduée a beau être décrié, c’est la légitimité du texte entier qu’il faut remettre en question. En décembre 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, déclarait : « Je n’accepte pas qu’un travail soit spolié parce que c’est techniquement possible, parce que les producteurs gagnent trop d’argent, parce que c’est plus pratique de télécharger que d’aller à la Fnac. » Le projet de loi Création et Internet semble avoir été conçu pour répondre au vœu du candidat devenu président. Censé sonner le glas du téléchargement d’œuvres protégées par le droit d’auteur, le texte pensé par Denis Olivennes (ancien PDG du groupe Fnac) semble aujourd’hui dans une impasse. Son adoption à l’Assemblée nationale semble inéluctable. Mais la loi devra faire face aux foudres de la législation de l’Union Européenne, ainsi qu’à une impopularité grandissante. Tout ce à quoi notre gouvernement est habitué : signe qu’il ne reculera devant rien pour promulguer le projet de loi Création et Internet.

Akyryn